Le Droit De Choisir Son Mari

Le droit de choisir son mari : L’Islam respecte l’avis de la jeune fille sur son mariage et le considère comme une des conditions de sa validité. Aussi, il lui a donné le droit d’accepter ou de refuser la proposition de son prétendant, comme le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

« La femme ayant été déjà mariée ne peut être donnée en mariage que sur son ordre ; la vierge ne peut être donnée en mariage qu’après qu’on lui a demandé son consentement. –Et comment donnera-t-elle son consentement ? Ô Envoyé d’Allah, demandèrent alors les fidèles ? « En gardant le silence », répondit le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) ». (Al Boukhari (5/1974), hadith n° : 4843.)

Ni son père, ni aucun tuteur, n’a le droit de lui imposer un époux qu’elle ne veut pas, d’après ce hadith selon Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle- qui dit : Une femme vint voir le Messager (qu'Allah soit satisfait de lui) et lui dit :

« Ô Messager d’Allah, mon père m’a donnée en mariage à son neveu pour rehausser son prestige grâce à moi. » Alors le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) lui offrit la liberté d’accepter ou de refuser cela et elle dit : «J’accepte ce que mon père a fait, mais je tenais à ce que les femmes sachent que leurs pères n’ont en cela aucune autorité ». (Mousnad Ahmad (6/136), hadith n° : 25087.)

Les directives du Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) insistaient sur la nécessité de bien s’occuper des filles, de les honorer, de leur faire du bien et de satisfaire leurs besoins. Il dit en effet :

« Quiconque a trois filles ou trois sœurs ou deux filles ou deux sœurs, les traite bien, leur tient une bonne compagnie et craint Allah vis-à-vis d’elle entrera au Paradis. ». (Ibn Hibban (2/189), hadith n° : 446.)

L’Islam a considéré le fait de bien traiter les filles, de s’occuper d’elles et de leur faire du bien comme faisant parties des voies d’accès au Paradis, afin que les parents y accordent tous leurs soins, motivés par la récompense qui les attend auprès d’Allah.

Aïcha –qu’Allah soit satisfait d’elle- a dit : « Une indigente portant deux fillettes à elle vint me voir et je lui donnai trois dattes ; elle donna à chacune d’elles une datte et levant une datte vers sa bouche pour la manger, ses deux filles lui demandèrent [encore] à manger ; alors elle divisa entre elles la datte qu’elle voulait manger. Cette scène m’émut et je mentionnai ce qu’elle avait fait au Messager (qu'Allah soit satisfait de lui) qui dit alors :

« Allah lui a accordé le Paradis à cause de cet acte ou l’a affranchie du Feu à cause de cet acte ». (Mouslim ( 4/2027), hadith n° 2630.)

De la même manière que la Charia recommande l’égalité et l’équité entre les enfants, qu’ils soient mâles ou femelles sur le plan psychique, elle recommande également l’équité dans les choses matérielles, ainsi il n’est pas permis de privilégier le garçon au détriment de la fille et vice versa en matière des dons et des cadeaux, ils doivent tous être égaux. An-Nou’man ibn Bachir rapporte ceci : « Mon père me fit don d’une partie de ses biens et ma mère Amrah fille de Rawahah dit : « Je ne serai d’accord que lorsque le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) sera pris pour témoin ». Mon père se rendit chez le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) pour qu’il soit témoin de mon don. Alors le Messager d’Allah (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

« As-tu offert autant à tous tes enfants?» Non, dit-il. « Craignez Allah, dit le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui), et pratiquez l’équité entre vos enfants». Mon père revint et reprit ce don ». (Mouslim (3/1242), hadith 1623.)

La pratique de l’équité et de l’égalité ne se limite pas seulement aux choses apparentes, elle concerne aussi les moindres détails. C’est ainsi que l'Islam recommande l’équité entre les enfants, même dans le simple baiser qu’on leur donne. On rapporte d’après Anas (peut un dieu être satisfait avec lui) qu’un homme était assis auprès du Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) lorsqu’un de ses enfants vint le trouver, il l’embrassa alors et le fit asseoir sur sa cuisse ; sa fille vint ensuite et il la fit asseoir devant lui. Alors le Messager (qu'Allah soit satisfait de lui) dit :

« Ne pouvais-tu pas pratiquer l’équité entre les deux». (Al Bazzar n° 1893 et Al Haïthami (8/156) ; hadith faible.)

Il est sans doute opportun –puisque nous parlons de l’attention que l’Islam accorde aux enfants- de souligner au passage l’attention particulière qu’il accorde à l’orphelin, car ce dernier se trouve dans une situation psychologiquement et affectivement difficile qui peut le conduire à la déviation s’il est dans une société qui ne respecte pas ses droits, et ne lui accorde ni tendresse ni compassion.

L’Islam attache une grande importance à l’orphelin, qu’il soit fille ou garçon. Il a fait de sa prise en charge et son suivi un devoir pour ses proches parents ; et s’il n’a pas de proches parents, l’Etat islamique prend la charge de ses affaires, de son éducation et de son orientation.

Une sévère mise en garde est lancé par Allah (l'Unique) contre quiconque détourne les biens de l’orphelin, Il dit en effet :

(Ceux qui disposent injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l’Enfer. ) (Sourate 4 : An-Nissa, verset 10)

Et le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

« Je vous fais porter la responsabilité du droit de deux faibles : l’orphelin et la femme » (Al Moustadrak (1/131), hadith n° 211.).

C’est-à-dire : j’attribue la peine et le péché à quiconque viole leurs droits, les oppriment et leur cause du tort.

Il a également mis en garde contre tout acte de rudesse et de maltraitance envers l’orphelin. Allah (l'Unique) dit :

(Quant à l’orphelin, ne le maltraite pas.) (Sourate 93 : Ad-Duha, verset 9)

Il y a également des textes de la Sunna qui incitent à le prendre en charge et à lui faire du bien. Le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit en effet :

« Moi et celui qui protège l’orphelin, nous serons dans le Paradis ainsi. » Et il fit un geste avec l’index et le doigt du milieu en les séparant légèrement. ». (Al Boukhari (5/2032), hadith n° 4998.)

D’autres textes incitent à lui témoigner la tendresse et la compassion. Le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

« Quiconque caresse la tête d’un orphelin et ne fait cela que pour Allah, aura à son actif, pour chaque cheveu sur lequel sa main est passée, de bonnes actions. Et celui qui agit bien envers une orpheline ou un orphelin qu’il a chez lui, je serai avec lui comme ces deux-ci : il sépara son index et son majeur ». (Ahmad (5/250), hadith n° 22207)

De même, l’Islam a également accordé l’attention à l’enfant abandonné quel que soit son sexe –il s’agit du bébé dont on ignore les deux géniteurs. Il incombe aux musulmans et à l’Etat islamique de s’occuper de lui, car son cas est comparable à celui de l’orphelin. Le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

«Il y aura une récompense pour (le bien fait à) tout être doué d’un cœur sensible». (Al Boukhari (2/870), hadith n° 2334.)

En prenant soin d’eux en effet, nous donnerons à la société des membres sains qui feront leurs devoirs et vivront normalement, comme les autres hommes.