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La femme ne conclut pas directement l’acte de mariage

Choisir la femme convenable pour l’homme est une mission difficile, plus difficile encore est le choix d’un époux convenable pour la femme, car lorsque l’homme épouse une femme qui ne lui convient pas, il peut facilement lui substituer une autre. La femme est toujours l’élément faible dans toutes les sociétés humaines et c’est pour cela que l’Islam veut la protéger contre tout méfait en prenant toutes les précautions nécessaires pour lui choisir le mari convenable afin qu’elle ne soit pas victime d’un mariage raté où elle sera la plus grande perdante. C’est pour cela que l’Islam a mis entre autres conditions de la validité du mariage l’existence du tuteur ou de son substitut, le mariage n’étant possible qu’en sa présence, car le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:

« Il n’y a de mariage [valable] qu’en présence du tuteur (de la femme) et deux témoins dignes de confiance ; tout mariage conclu sans ceux-ci est nul et non avenu ; et s’ils divergent, le dirigeant est le tuteur de quiconque n’a pas de tuteur ». (Ibn Hibbane (9/386), hadith n° 4075.)

En effet, le tuteur est normalement très soucieux de l’intérêt de sa pupille. A celui qui prétend qu’il y a là une entrave à la liberté de choisir son mari, on répondra que l’Islam a donné à la femme majeure et saine d’esprit, qu’elle soit vierge ou non, le droit d’accepter ou de refuser quiconque se présente pour demander sa main et ne permet pas à son tuteur d’exercer sur elle une quelconque pression matérielle ou psychologique pour la pousser à accepter celui dont elle ne veut pas comme époux, car le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

« La femme ayant été déjà mariée ne peut être donnée en mariage que sur sa demande ; la vierge ne peut être donnée en mariage qu’après qu’on lui a demandé son consentement. –Et comment donnera-t-elle son consentement ? Ô Envoyé d’Allah, demandèrent alors les fidèles ? « En gardant le silence », répondit le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) ». (Al Boukhari (5/1974), hadith n° : 4843.)

Et s’il arrive que la femme soit contrainte à accepter un mari, elle a le droit d’intenter une action en justice pour annuler ce mariage comme cela ressort du hadith de Al-Khansâ fille de Khidzâm qui rapporte que

« son père l’ayant donnée en mariage alors qu’elle avait déjà été, elle refusa le mari qu’on lui proposait et alla trouver le Prophète (qu'Allah soit satisfait de lui) pour le lui dire et il annula ce mariage ». (Al Boukhari (6/2547), hadith n° 6546.)

Ainsi, l’Islam a mis comme condition de la validité du mariage la présence du tuteur, mais aussi le consentement de la femme qui permet à son tuteur de conclure l’acte.

L’Islam en invitant et incitant au mariage, n’a pas pour but l’assouvissement d’un instinct instantané ou la satisfaction d’un désir passager mais vise l’établissement d’un lien durable et continu et étant donné que la femme est l’autre partie dans ce lien, la Charia a exigé son acceptation et son consentement.

Mais compte tenu du fait que la femme est naturellement sentimentale, facilement influencée par les artifices séducteurs, qu’elle agit souvent par impulsion et se laisse tromper par les apparences, l’Islam a accordé à son tuteur le droit de refuser le prétendant qui n’est pas digne d’elle, car l’homme généralement connaît l’homme mieux que la femme, parce qu’ils sont du même sexe. Mais si un homme convenable se présente et que la femme l’accepte tandis que le tuteur le refuse par simple tyrannie, il est dépossédé de sa tutelle sur la fille et on la transmet à ses proches selon leur degré et si elle n’a pas de proches, le juge se charge de son mariage.

L’Islam a tout simplement interdit le mariage de la femme avec un homme qui n’est pas digne et ne lui convient pas ainsi qu’à sa famille, car la femme et la famille sont raillées à cause d’un mari indigne et subissent alors l’humiliation et le déshonneur. Le mariage de la femme avec un homme que le tuteur et les proches de la femme refusent aura pour conséquence la rupture du lien de parenté qu’Allah a demandé de respecter.

Le critère véritable de l’époux digne est ce qui est indiqué dans le Hadith du Messager d’Allah (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

« Lorsque celui dont vous êtes satisfaits du comportement et de la religion se présente, mariez-le, sinon, il s’en suivra sur terre, tentation et corruption immenses ». (Al Moustadrak (2/179), hadith n° 157.)

Car le mari religieux et éduqué honore la femme quand il l’aime et évite de l’humilier et de l’avilir s’il ne l’aime pas.