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La femme dans le christianisme ancien

Les Pères de l’Eglise ont outrepassé toutes les limites lorsqu’ils ont considéré la femme comme l’origine du péché, la source des transgressions et l’origine des malheurs qui se sont abattus sur toute l’humanité. A leurs yeux, le lien entre l’homme et la femme était impur et devait être évité, même dans le cadre du mariage. Tertullien dit : « Elle est la voie d’accès du Diable dans l’âme humaine et c’est elle qui poussa l’homme vers l’arbre maudit, contredit les lois de Dieu et altéra l’image de Dieu – c’est-à-dire l’homme. »

L’écrivain danois Wieth Knudesen a décrit le statut de la femme au Moyen-âge en ces termes : On prenait très peu soin d’elle à cause de la conception catholique qui considérait la femme comme une créature de second rang (La Comparaison des Religions, Ahmad Chalabi, P. 187.) .

Paul l’apôtre a dit (Nouveau Testament, 1Corinthiens 11:2 et 11:7–10.) :

« Je veux cependant que vous sachiez que le Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef du Christ.… L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend... »

Les enseignements chrétiens sommaient la femme de se soumettre et d’obéir de manière absolue à son mari. Paul dit (Nouveau testament, Éphésiens 5:22-23) :

«Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l'Église»

Bernard Shaw, homme de lettres anglais, a écrit :

« Dès l’instant où la femme se marie, tous ses biens deviennent la propriété de son mari en vertu de la loi anglaise. »

En outre, la loi et la religion stipulaient l’éternité et la perpétuité du mariage : le divorce était impossible, quel que soit le degré d’inimitié et la gravité des problèmes entre les époux. On avait plutôt recours à la séparation de corps, avec toutes les conséquences fâcheuses que cela entraîne, l’homme cherchant des maîtresses et la femme faisant pareillement avec ses amants.

En cas de décès d’un des deux époux, le survivant n’avait pas le droit de se remarier. Cette situation déplorable eut pour résultat de susciter cette réaction violente et néfaste qui caractérise la société occidentale moderne : les penseurs et intellectuels ont commencé à réclamer le droit et la liberté absolue de chacun des individus de la société, qu’il soit mâle ou femelle, sans aucune limite et ont fini par plonger cette société dans une dépravation effrénée.