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La femme dans la Grèce antique

Le sort de la femme grecque n’était guère meilleur que dans les sociétés précédemment évoquées ; elle jouissait de si peu de dignité qu’on pouvait la prêter et l’emprunter, comme Tarwilong l’explique (La Civilisation des Arabes, P. 406) : On empruntait la femme féconde à son mari afin qu’elle accouche des enfants d’un autre homme pour le bien de la nation.

Elle était privée d’instruction et avilie au point où on disait qu’elle était “une abomination, œuvre du Diable” (La Civilisation des Arabes, P. 408.).

Aucune loi ne la protégeait ; elle était privée de son droit à l’héritage et n’avait pas la capacité juridique pour disposer de ses biens ; elle ne jouissait pas de liberté et restait soumise toute sa vie à l’autorité de l’homme. Le divorce par exemple était un droit absolu de l’homme (Comparaison des Religions, P. 186.).

Les Grecs étaient allés si loin que certains de leurs penseurs estimaient même que le nom de la femme devait être retenu à la maison comme son corps y était cloîtré. (L’Histoire de la Civilisation, 7/117, 118.)

La femme n’était donc rien d’autre qu’un être rabaissé au plus vil degré. Dans La Civilisation des Arabes (P. 406 Dr G. Lebon.) on lit encore : « Les Grecs, en général, considéraient les femmes comme des créatures viles qui ne servaient à rien d’autre qu’à la perpétuité de la descendance et à l’entretien de la maison ; quand la femme accouchait d’un enfant laid, ils s’en débarrassaient.

Leur célèbre orateur Démosthène a illustré le statut de la femme en ces termes: « Nous avons des prostituées pour le plaisir, des maitresses pour nos besoins physiques quotidiens et des épouses pour avoir des enfants légitimes ».

Quel est le sort de la femme dans cette société dans laquelle les intellectuels tiennent de tels propos ?